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Edito
Par Daniel Igorevich ARSSENIEV, Président PICSEL SAS

Une identité, ce n’est pas seulement un état civil que vous recevez à votre naissance, c’est aussi vos traits de caractère, votre style, votre manière de vous exprimer ou de vous habiller… cela va même jusqu’au choix de votre signature ! L’identité c’est beaucoup plus que tout cela : c’est un ensemble de codes qui permettra, tout le long de votre parcours de vie à vous reconnaitre parmi les autres, c’est votre diplôme universitaire, votre profession, votre code client à un abonnement énergétique ou encore un numéro de compte en banque… ou tout autre document qui permettra de vous identifier !

Un document, quel que soit sa forme, est un lien étroit entre deux entités distinctes. Cela peut être une simple carte de visite tout comme cela peut être un contrat, ou un ticket de caisse.

On pourra toujours essayer de vous expliquer ou vous conseiller comment sécuriser un document mieux que celui qui, pendant des années, les avait contrefait ou falsifié.Mais personne ne pourra vous en parler avec passion que celui qui sait concevoir les précieux sésames qui ouvrent les portes de la fraude et comment il l’a vécu de l’intérieur… On pourra toujours tenter quelques approches et vous vendre des produits sans utilité réelle ; On pourra toujours spéculer sur une éventuelle tentative à vous montrer où sont les failles moyennant finance.

Un faussaire n’est pas un simple amateur qui a décidé du jour au lendemain à partir d’un simple scan d’une identité quelconque à vouloir faire commerce et en tirer profit. Du moins, c’est comme ça que perçoivent toutes les sociétés qui se disent lutter contre la fraude identitaire et documentaires, régulant leur business sur les étourderies maladroites, les fautes d’orthographe ou les fautes de frappe, ou tout simplement parce qu’ils ont su décoder plus rapidement ce dont ils pensent que le faussaire cherche encore.

Une conception d’une pièce d’identité française c’est 18 points de sécurités à respecter et un sacré cahier des charges, sans oublier 5 ans de recherche, et de perfectionnement pour en concevoir une qui passe le moindre contrôle, y compris celui des forces de l’ordre qui sont pourtant formés à détecter un contrefait d’un vrai. J’ai pris la pièce d’identité comme exemple car c’est la clé principale d’une fraude, qu’elle soit physique, ou électronique… Mais chaque document à ses propres critères et ils diffèrent les uns des autres.

Si la contrefaçon ou la falsification était un virus, je pourrai alors vous dire que j’ai « grandi » et évolué avec ce virus depuis mes 21 ans. Aujourd’hui j’en ai 38. Et malgré les quelques années de prisons pour faux et usage de faux, association malfaiteur dans le cadre des affaires me liant au grand banditisme, je reste un grand passionné des techniques de conceptions. En somme, j’ai appris comment créer un virus et comment vivre avec, et par conséquent je sais comment le canaliser pour mieux le détruire.

Savoir comprendre et analyser la fraude identitaire ou documentaire ne se limite pas à une simple vente de produit miracles lié à une intelligence économique. C’est comme si vous demandez à un scientifique de vous trouver un vaccin sans l’avoir testé…

Comme je dis toujours, dans « crime  organisé », il y a le mot « organisé » ! Pour le combattre, il ne faut pas seulement faire preuve de logique et de lucidité, mais il faut aussi savoir être en adéquation avec soi-même et beaucoup plus objectif.

La lutte contre la fraude documentaire et identitaire, c’est comparable à se battre contre une force invisible. Je la qualifierai même d’activité paranormale…

Il n’existe pas de solutions miracles contre ce type de fraude, sachant qu’elle mute en permanence. Mais des solutions, il en existe… Il suffit de les concevoir.